Ardan - Un dispositif pour développer les petites entreprises

Derrière l’acronyme Ardan, se cache un dispositif destiné à aider les petites et moyennes entreprises à se développer. L’Action régionale pour le développement d’activités nouvelles (Ardan) permet en effet au dirigeant de tester un nouveau projet de structuration ou de développement de son activité en intégrant un stagiaire. Durant six mois, celui-ci sera formé et accompagné par le Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) pendant 17 jours en alternance avec l’immersion en entreprise. L’objectif ? Qu’au terme de ces six mois, le stagiaire occupe un poste de manière pérenne. C’est ce qu’a indiqué Catherine Mattéi, responsable Ardan pour le CNAM Paca qui porte ce dispositif, lors du Club des relations sociales et économiques du Groupement des entreprises du pays d’Aix (Gepa).

En pratique, le chef d’entreprise projette de créer un poste, il trouve le stagiaire en adéquation avec ce poste et achète un pack d’une valeur de 5 500 € qui inclut la formation et la rémunération de ce stagiaire, le Conseil régional abondant à hauteur de 5 000€. Le CNAM n’aide ni à la mise en oeuvre du projet, ni au choix du stagiaire, il joue uniquement le rôle de formateur et d’ensemblier.

Pour bénéficier de ce dispositif, il n’y a pas de prérequis. Il faut simplement que l’entreprise ait plus d’un an et moins de 50 salariés. Quant au stagiaire, il doit être demandeur d’emploi. S’il a des droits Pôle Emploi, il touche 460€ supplémentaires chaque mois. S’il n’a pas de droits, il touchera de 420€ à 600€ (financés par le Conseil Régional).

Xavier Grindel, a créé Mercadier béton ciré sur le pôle d’activités d’Aix-en-Provence en 2003. Il a profité du dispositif Ardan qui lui a permis « de recruter deux personnes sur des métiers qui n’existaient pas dans l’entreprise, l’un de commercial, l’autre de formateur responsable développement et formation professionnelle. Sans ce dispositif, je n’aurais peut-être pas osé passer à l’acte. Ce n’est pas gratuit, mais ça permet de tester un nouveau fonctionnement et de recruter des personnes qui ont profité de la formation« , explique l’entrepreneur qui emploie désormais 25 salariés.

Source : La Provence

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